Découvertes numériques au cœur de l’Ile de Nantes.

A l’heure du tout numérique où émergent des artistes cinéastes, vidéastes et compositeurs de plus en plus jeunes, l’association Stereolux propose des ateliers autour de la création digitale.

 

Cette dernière rejoint le concept de l’édumusement, le divertissement, à travers les films, les jeux vidéo, la musique et les programmes multimédias dont elle fait l’objet.

Stereolux travaille en relation avec les collèges, proposant régulièrement des activités pour classe entière. Cette démarche a pour sujet le cinéma, spécifiquement la bande annonce, outil de promotion et de communication, et le film d’animation.

 

Pour le premier, l’objectif est de comprendre les composantes et les fonctions primaires de la bande annonce, d’analyser les différents éléments sonores et visuels afin de créer sa propre bande-annonce à partir de différentes bandes officielles de films existants. Pour le deuxième il s’agit de créer un film d’animation autour d’un fait historique.

 

L’atelier permet d’interpeller les collégiens autour de la représentation des bandes annonces en faisant appel à leur expérience, leurs références. Il se veut développeur de l’intellect, de pistes de réflexions sur l’intrigue, les situations, les personnages. Pour ensuite les mettre en parallèle avec ce que le film nous renvoie. A savoir si la bande annonce nous raconte bien ce qui se passe ou si elle nous « vend » autre chose et dans ce cas comprendre où elle veut nous emmener et pourquoi.

Dans un second temps, ils écrivent et montent une bande annonce à partir du même film mais avec une construction, une direction et une rythmique nouvelle.

 

Le deuxième atelier propose de réaliser un film revisitant un évènement historique de leur choix en utilisant différentes techniques d’animation (collage, pâte à modeler, incrustation numérique, marionnette, dessin…). Les collégiens abordent la prise de vue, le montage, l’intégration de la bande son.

Les classes de la sixième à la troisième sont encadrées par des sociologues du cinéma, vidéastes, critiques ou réalisateurs.

 

« Là où le monde réel se change en simples images, les simples images deviennent des êtres réels, et les motivations efficientes d’un comportement hypnotique. » Guy Debord, La Société du spectacle.

 

Isabelle Arvers à l’origine des machinimas – films réalisés à partir de séquences de jeux vidéos – explique : « En utilisant les espaces virtuels et en changeant la perspective comme stratégie artistique, les machinimas permettent une distance critique vis à vis d’un monde simulé. Ils tendent à éradiquer les frontières entre réalité et fiction et redéfinissent les contours du pouvoir transgressif des jeux vidéo. Ils réactualisent la conception situationniste du cinéma dans laquelle, les images, les voix, les dialogues ou les interviews agissent comme différentes couches de sens. »

 

Techniquement, des séquences de jeux sont enregistrées en temps réel grâce à un logiciel de capture puis montées à l’aide d’un second.

Les jeux vidéo étant un univers très familier pour la jeunesse, il est instructif de les faire travailler sur ce média pour en sortir autre chose, sous une nouvelle forme. Le processus créatif comprend l’écriture de scènes, de dialogues, la création de personnages, de décors, la direction d’acteurs virtuels, le montage et le mixage sonore.

 

Ces ateliers participent à l’éducation aux médias, aux moyens de communication et de manipulation, au développement de l’esprit critique à travers un loisir : le cinéma ou le jeu vidéo.

L’association ne se restreint pas à l’éducation numérique de la jeunesse, elle a aussi instauré des ateliers pour adultes, dernier exemple en date : la création d’autoportraits animés à partir de photos. Ainsi que des workshops pour musiciens autour de la production de musique électronique par des logiciels informatiques, et d’exercices d’improvisations collectives synchronisées.

Lucile Renoux

 

Prochain atelier à venir :

Semaine Européenne de l’Open Data les 24 et 25 mai

Information et inscription sur http://www.opendataweek.org

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